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 Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années

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Joé
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MessageSujet: Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années    Mar 15 Déc - 19:44

Bonjour messieurs et mademoiselle, nous allons commencé le premier cours d'histoire militaire . Bien commençons petite définition Histoire militaire
Comme l'histoire générale, l'histoire militaire se doit de révéler la vérité et de soumettre ses sources à une critique scientifique. Plus que d'autres, elle se prête facilement aux belles légendes et aux chauvinismes nationaux. continuer la définition svp.
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Hugo- Étienne st- cois
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MessageSujet: Re: Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années    Mar 15 Déc - 20:06

voila ce que je sais voila se que je dis professeur
Au-delà d'être enseignée dans les académies militaires, l'histoire militaire est un domaine de l'Histoire longtemps en vogue qui a, lors du XXe siècle, beaucoup pâti de sa réputation académique et événementielle.

L'histoire militaire, c'est évidemment l'histoire des faits d'armes, mais aussi l'étude, de la place du domaine militaire dans la société tout entière, dans l'économie, la démographie, ou même la géographie. L'histoire militaire peut aussi être éminemment technique, avec l'histoire des armes, des stratégies, des incidences budgétaires de la chose militaire...

Le but de l'histoire militaire est d'abord l'étude des causes et des conséquences de la guerre, fait social majeur, depuis les origines de l'humanité. C'est ensuite la science de la Défense avec un grand D, aujourd'hui appelée sécurité, terme plus large: la protection, au plan local, national ou au-delà, d'un groupe d'hommes, d'une ville, d'un État ou d'une Nation.
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Hugo- Étienne st- cois
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MessageSujet: Re: Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années    Mar 15 Déc - 20:43

je dirais même Types de conflits armés[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs façons de classifier les conflits armés, en distinguant notamment conflits conventionnels et non-conventionnels.
Les conflits conventionnels impliquent des soldats, clairement identifiés, se battant sans utiliser d'armes de destruction massive.
Les conflits non-conventionnels font référence à La guérilla, les mouvements de rébellion, les attaques terroristes
L'utilisation d'armes nucléaires, chimiques ou biologiques.
Guerre d'anéantissement : celle que livra le IIIe Reich à l'URSS

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Joé
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MessageSujet: Re: Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années    Mar 15 Déc - 20:52

bien je vous accorde 10 point pour votre maison

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Joé
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MessageSujet: Re: Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années    Mar 15 Déc - 20:56

bien commençons par l histoire militaire de la France un peu de géographie
L'espace géographique qui constitue la France métropolitaine de nos jours a été marqué très tôt par une unité de peuplement et de culture. Son unité politique a cependant mis longtemps à émerger. À partir de 400, lors du déclin de la domination de l'Empire romain sur la Gaule, la tribu germanique des Francs a commencé à prendre le contrôle du territoire. Avec Clovis Ier puis Charlemagne, le royaume, puis l'empire des Francs inclura pratiquement toute la France actuelle (ainsi que d'autres territoires). C'est avec le traité de Verdun, qui partage l'Empire carolingien en 843, qu'apparaît la Francie occidentale, qui deviendra la France.

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Yannickou St- Gilles
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MessageSujet: Re: Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années    Mar 15 Déc - 21:09

Au Moyen Âge, les fortes rivalités avec l'Angleterre et le Saint-Empire romain germanique provoquent de longues guerres. Au sens strict, même s'il a existé très tôt des « armées en France », « l'Armée française » ne naît que dans les dernières phases de la guerre de Cent Ans avec la création de ses premières unités permanentes. C'est au XIIIe siècle qu'apparaît un pouvoir royal central suffisamment puissant pour créer un État unifié durable et la France devient une des nations les plus puissantes d'Europe. Mais quelques siècles plus tard, les guerres de religion et la puissance grandissante de l'Espagne remettent en cause cette suprématie voila se que je sais
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MessageSujet: Re: Premier cours d 'histoire militaire pour les 1 ière, 2,3 ième et 4 ième années    Lun 4 Jan - 21:59

Les Francs[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Francs, Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens.

Sous les Francs, l'histoire de France est généralement subdivisée en trois grandes périodes : la période mérovingienne, la période carolingienne et la période capétienne.





Charles Martel à la bataille de Poitiers. Peinture de Carl von Steuben.
Dans le principe l'armée des Francs, recrutée par le ban et l'arrière-ban, ne se composait que d'infanterie. L'instinct militaire de ces peuples et leurs expériences avaient démontré qu'un fantassin est plus actif, plus mobile et plus ferme tout à la fois qu'un cavalier. Le fantassin résiste mieux à la fatigue et est capable de supporter des privations16.

Le ban et l'arrière-ban eurent pour chefs les ducs, les comtes, les marquis et les barons, grades militaires qui sont devenus sous les rois de la troisième race des titres de noblesse.

Les armes des soldats Francs étaient grossières16 et plus convenables à des hommes courageux qu'a des guerriers habiles. L'habit de guerre était un sayon de cuir, rembourré de laine, assez épais mais assez élastique pour opposer une résistance aux flèches, aux dards et aux armes tranchantes. Les Francs se couvraient la tête avec leur chevelure longue et touffue, et quand ils avaient à se préserver d'une décharge d'armes de jet, ils élevaient en l'air leur bouclier. les chefs et les seigneurs avaient seuls des casques. Les cavaliers, qui étaient très rares parmi les Francs, n'avaient que le javelot comme arme principale, car ils étaient destinés à porter des messages et à éclairer les mouvements de l'armée. Quant aux fantassins « ils n'ont ni cuirasses, ni bottes. Ils portent l'épée le long de la cuisse et le bouclier sur le coté gauche. Ils ne se servent ni d'arc, ni de fronde, ni de flèches mais de haches à deux tranchants et de javelots. Leurs javelots peuvent servir de demi-pique ou d'arme de jet, ils sont garnis de fer partout, excepté à la poignée; leur pointe est armée de chaque côté de deux crocs aigus, destinés à la retenir dans les blessures. Si le javelot donne dans le bouclier, il y demeure embarrassé et suspendu par sa pointe et par les crocs. Long et pesant il traine à terre. Il ne peut être arraché ni coupé parce qu'il est couvert de fer. C'est à ce moment que le Franc s'avance en sautant, met le pied sur le bout inférieur du javelot, et s'appuyant dessus comme un levier, oblige l'ennemi à pencher son bouclier et à se découvrir. Alors avec la hache ou avec l'épée, il le frappe au visage ou à la gorge et le tue. »17

Ce mode d'armement et d'équipement fut en usage pendant la première race. Le courage et la vigueur corporelles étaient alors les premières qualités exigées d'un guerrier et les chefs devaient en donner l'exemple.

Au VIIIe siècle, la dynastie mérovingienne s'efface progressivement devant le pouvoir grandissant de leurs maires du palais, dont est issue la dynastie qui lui succède, celle des Carolingiens. L'époque voit une mutation de l'art militaire franc, la cavalerie commençant notamment à prendre le pas sur l'infanterie, notamment grâce à l'introduction de l'étrier, qui permet de combattre à cheval, même si l'utilisation des charges lance à l'horizontale sera plus tardive18. Les nobles, qui composaient les forces armées, ne voulurent plus combattre qu'à cheval. Il y a lieu de penser que ce changement ne s'effectua qu'après les guerres acharnées et lointaines que Charlemagne entreprit. L'emploi des chevaux fut sans doute d'abord provoqué par la nécessité de transporter les troupes d'un lieu à l'autre, d'Espagne en Saxe, de Belgique en Lombardie16. Pépin le Bref et Charlemagne eurent dans leurs armées un nombre de cavaliers égal à celui des fantassins, mais dès que les fiefs devinrent héréditaires, l'armée ne se composa plus que de cavalerie. Les fantassins, qui s'y trouvaient en petite quantité, ne formaient pas de corps et étaient disséminés dans les rangs et parmi les pelotons. Ils avaient pour principale fonction d'aider à se relever les cavaliers de leur parti qui avaient été renversés pendant le combat et qui chargé d'une pesante armure étaient dans l'impossibilité de se remettre sur pied seul et sans secours. Le javelot et la hache furent remplacé par l'arc et l'arbalète. On supprima le bouclier, les fantassins restèrent sans armes défensives et parfois comme seule arme offensive un couteau ou un poignard long et aigu avec lequel ils tachaient d'égorgeter, par le défaut du hausse-col et de la cuirasse les cavaliers ennemis gisant à terre. Les cavaliers se couvrirent peu à peu d'une armure complète; ils prirent le casque, portèrent soit des cuirasses avec hausse-col, brassards et cuissards, soit le haubert. Pour les armes offensives ils eurent soit le sabre et la lance, auxquels on ajouta par la suite la masse d'armes. Ces cavaliers reçurent par la suite le titre de Chevaliers et bientôt la Chevalerie composa la principale force des armées européennes.

Les progrès de la métallurgie permettent de créer des épées plus solides, mais aussi plus coûteuses, donc réservées à une élite. Le coût plus élevé de l'équipement oblige à limiter la levée des hommes aux plus riches, ceux qui peuvent payer eux-mêmes leur équipement, si bien que l'armée tend en quelque sorte à se professionnaliser, préfigurant la future chevalerie. Cette nouvelle façon de combattre apporte la victoire aux batailles de Toulouse et de Poitiers, ce qui permet d'éloigner la menace d'une invasion musulmane venue de la péninsule ibérique. Elle prépare aussi une nouvelle phase d'expansion, sous le règne de Charlemagne, qui étend le royaume franc bien au-delà du Rhin. Ce dernier appuie sa force militaire sur une troupe de cavaliers réguliers bien entraînés, constituée par la noblesse, à laquelle il adjoint une infanterie recrutée pour les besoins de la campagne, dans les régions frontalières. Il aligne ainsi des armées d'environ vingt mille hommes, mais sur le terrain le plus souvent, c'est la charge des cavaliers qui se révèle déterminante.

Avec l'importance accrue de la cavalerie, le coût des campagnes militaires augmente : si en théorie tous les hommes libres du royaume des Francs doivent le service militaire (« service d'ost »), un système de compensations monétaires fait en sorte que seuls les plus riches partent à la guerre. Il s'agit là d'une évolution majeure vers la professionnalisation des hommes d'armes par opposition aux troupes germaniques des périodes précédentes.





L'Empire Carolingien à la mort de Pépin le Bref 768
Conquêtes de Charlemagne 811
Royaumes versant un tribut

En 843, le grand empire d'occident créé par Charlemagne est divisé en trois entités ; à l'ouest, la Francie occidentale, finit par devenir la France, les parties centrale (Francie médiane) et orientale (Francie orientale) donnant elles naissance au Saint-Empire romain germanique. Mais si l'autorité centrale existe encore, elle perd pratiquement tout pouvoir, devenant une simple subordination théorique. En 877, par le capitulaire de Quierzy, Charles II le Chauve rend de facto héréditaires les charges comtales, signant ainsi l'acte de naissance de la féodalité19. La société s'organise de façon décentralisée, autour d'un seigneur local, maître du fief, qui se charge de la défense des habitants, notamment en leur procurant un abri en cas de raid hostile, en construisant une place forte locale, le château fort. Bien que suzerain élu de toute la noblesse du royaume, le roi des Francs finit par ne plus avoir d'autorité réelle que sur son fief personnel, le domaine royal. Durant toute la période du haut-Moyen Âge, les rois de France se retrouvent en lutte principalement contre leurs vassaux, certains même plus riches et plus puissants que leur suzerain.

Le règne des capétiens s'étend de 987 à 1328. Pendant cette période, la France est le royaume le plus « féodalisé » et le pays le plus puissant d'Europe occidentale. Aux XIe et XIIe siècles, les « Francs » résident au nord de la Loire, en pays d'Oïl. Selon les chroniqueurs de l'époque, les Francs sont les plus preux guerriers de la chrétienté. C'est en France que l'idée de « chevalier chrétien » est développée par l'Église afin de canaliser l'énergie destructrice des guerriers en en faisant selon la maxime : des « défenseurs de la foi chrétienne, protecteurs de la veuve et de l'orphelin ». Au XIIIe siècle naît en France l'idéal chevaleresque courtois avec les romans de Chrétien de Troyes et autres conteurs de ce temps, inspirés par les troubadours du pays d'Oc et la poésie Arabo-Andalouse. La fin du Xe siècle voit cesser les invasions vikings, magyars et arabes, mais au cours du XIe siècle, le roi n'a que très peu de contrôle sur les régions extérieures du royaume. L'énergie des élites militaires est gaspillée en guerres privées très fréquentes ou en conquêtes personnelles comme l'invasion de l'Angleterre par les Normands. La « paix de Dieu » imposée par l'Église dès 989 aux conciles de Charroux et Narbonne et les appels à la croisade sont les seuls traités ayant pu mettre un frein à la « turbulence » des guerriers français.

Les tactiques guerrières de l'époque évoluèrent peu, restant principalement une question de sièges et de brèves campagnes mettant des forces peu nombreuses en opposition, les grandes batailles étant évitées autant que possible.

Le Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Croisade, Capétiens contre Plantagenêts, Guerre de Cent Ans, Chevalerie et Histoire de la cavalerie française.





Yvain secourant la damoiselle. Enluminure tiré d'une version de Lancelot du Lac du XVe siècle. Le chevalier doit avoir un comportement loyal, le combat est l'occasion de prouver son statut social.
Cette période est marquée par l'apogée et la chute du chevalier comme unité de combat principale et décisive. La victoire normande à la bataille de Hastings en 1066 atteste de leur puissance et leur influence. La chevalerie formait une espèce d'ordre politique et militaire, ou l'on nétait admis qu'après de longues épreuves et après avoir justifié d'une noblesse d'au moins trois générations16. Le XIe siècle fut l'âge d'or de cette institution; ce fut l'époque des tournois et des prouesses, celle de l'honneur et de la galanterie mais aussi celle ou la force brutale eut le plus d'empire et où la dignité de l'espèce humaine fut le plus ravalée16. Il fallait être noble ou chevalier pour être compté pour quelque chose. Au XIe siècle, les chevaliers français portent une cotte de mailles dont le camail est attenant, un casque conique à nasal, de longues Lances (entre 2,5 m et 4 m) et de grandes épées dont la longueur de la lame avoisine les 70 cm. Les améliorations dans le travail du fer permettent à l'armure de mailles de se recouvrir de plates aux endroits stratégiques au XIVe siècle, et enfin d'évoluer en armure de plates complète au XVe siècle20. D'autre part, grâce aux étriers et aux selles profondes les chevaliers chargent lance à l'horizontale, ce qui leur confère avec l'inertie de leur destrier une puissance dévastatrice considérable21. Ainsi, le bouclier qui au XIe siècle protège le cavalier de l'épaule à la cheville devient petit à petit inefficace face aux lances : sa taille se réduit, il se recouvre d'une feuille d'acier et est finalement totalement abandonné au XVe siècle. Le chevalier domine les champs de batailles jusqu'au XIVe siècle. Pendant les Croisades, la chevalerie, très puissante en France, fournit des contingents très importants en partance pour Jérusalem. Le développement des techniques culturales permet aux nations d'Europe de l’Ouest, dont la France, d'augmenter considérablement le rendement agricole, facilitant la croissance démographique22. La France est le pays le plus peuplé d'Europe et peut aligner une cavalerie de premier ordre : elle va prendre l'avantage dans les conflits récurrents qui opposent Capétiens et Plantagenêts entre 1159 et 1299. Ces derniers contrôlent après le mariage de Henri II Plantagenêt et Aliénor d'Aquitaine toute la moitié ouest de la France. Les capétiens vont s'évertuer à récupérer ces territoires qu'ils rattachent au domaine royal permettant la création en France d'un État fort. Le 27 juillet 1214 La bataille de Bouvines remportée par Philippe Auguste contre l'alliance anglo-germanique est un bel exemple de l'efficacité de cette cavalerie et donne à la France le statut de grande puissance européenne23. Louis IX, en 1241, instituera la première décoration la Ceinture militaire, un ornement d'une grande richesse surchargé d'or et de pierreries16.

Le roi Jean II le Bon réorganisa l'armée. Les chevaliers prirent le titre d'homme d'armes et se réunirent en compagnies d'ordonnance, dont les bannerets, sous le nom de capitaine conservent le commandement. Sous son règne, l'équipement de la grosse cavalerie ne laisse voir que du fer. Le casque à visière, le hausse-col, la cuirasse, les épaulières, les brassarts, les gantelets, les tassettes, les genouillères, les grèves furent autant de pièces qui s'ajustèrent ensemble de manière à gêner le moins possible les mouvements. Le cheval lui-même fut couvert de fer16.

Cependant, la puissance militaire française est battue en brèche pendant les premiers temps de la guerre de Cent Ans comme le 24 juin 1340 à la bataille navale de l'Écluse où le roi anglais Édouard III, prétendant à la couronne de France, anéantit la flotte de son rival, le roi de France Philippe VI de Valois.

Un coup dur fut porté à la chevalerie par l'institution des troupes des communes. Ces troupes ne furent d'abord composées que d'archers, qui ne mettront pas longtemps à décimer les troupes de chevaliers lourdement armés et monté sur un lourd cheval bardé de fer comme le feront les Anglais à Crécy, Poitiers ou Azincourt. L'invention de l'arme à feu signa son arrêt de mort.





Jeanne d'Arc au siège d’Orléans. Cette victoire française est un épisode majeur de la guerre de Cent Ans qui renversa le cours de la guerre.
À la fin du XIIIe siècle, le développement et l'enrichissement des villes permettent à la bourgeoisie de lever des armées de fantassins capables de lutter contre l'Ost. Les piquiers flamands ont réussi à briser les charges de la chevalerie française à la bataille de Courtrai. Les cantons suisses développent la même stratégie qui se révèlera payante contre Charles le Téméraire. La défaite de la chevalerie anglaise face aux Écossais à la bataille de Bannockburn, va les pousser à changer leur tactique. Ils utilisent des hommes d'arme à pied et des archers (souvent des Gallois équipés de l'arc long) retranchés derrière des pieux plantés dans le sol. La pluie de flèches oblige l'adversaire à attaquer et les Anglais retranchés bénéficient donc du choix du terrain (en général une colline, ou un bourbier). Les charges de cavalerie se brisent sur les pieux et sous la pluie de flèches (les chevaux sont peu protégés avant le XVe siècle) et les chevaliers meurtris par la chute et engoncés dans leurs lourdes armures sont des proies faciles pour les hommes d'arme à pied. La chevalerie française subit de lourdes défaites à Courtrai en 1302, face aux piquiers flamands ou à Azincourt en 1415, face aux archers gallois. Cependant, quand les chevaliers peuvent se déployer efficacement (en prenant de vitesse les archers avant qu'ils ne soient positionnés ou en les tournant), ils s'avèrent encore décisifs comme à la bataille de Patay en 142924.

Non content du nouvel appui qu'ils trouvaient dans les troupes des communes, les rois de France, pour mieux contenir leur fidèle noblesse, toujours turbulente et prête à la révolte et au combat, prirent à leur solde des soldats étrangers, des mercenaires. C'est ainsi que l'on compta dans l'armée française des cavaliers albanais, des aventuriers, des ribauds, des carabins à cheval, des arbalétriers génois, des stradiots, des argoulets... Ce changement dans les armes défensives devait en amener un dans les armes offensives. Le sabre et la hache ne pouvaient plus rien sur des cavaliers aussi solidement recouverts. On y substitua la masse, le maillet et l'estocade25,16.

Charles V aura raison de la supériorité tactique des Anglais en opposant à Édouard III la stratégie de la terre déserte: il évite tout combat en terrain découvert et confie à des capitaines chevronnés tels que Bertrand Du Guesclin la reconquête par une guerre d'embuscades et de siège qui permet de reconquérir la quasi-totalité du territoire entre 1369 et 137526. En effet, tout au long de la période médiévale, très peu de places fortes auront été capables de soutenir un siège victorieusement, les garnisons étant la plupart du temps insuffisantes (le château fort avait surtout un rôle symbolique de la puissance du seigneur).

En 1392, la folie de Charles VI entraîne une régence pendant laquelle les ducs de Bourgogne et d'Orléans se disputent le pouvoir. Une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons permet le retour en force des anglais alliés aux Bourguignons. Henri V d'Angleterre doit devenir roi de France à la mort de Charles VI en vertu du traité de Troyes. Ce traité entraîne l'indépendance de fait de la Bourgogne dont le territoire est à cheval sur la France et le saint Empire. La lutte des rois de France pour contrôler ces territoires va engendrer deux siècles de guerres incessantes avec les Habsbourg héritiers de ces mêmes territoires par mariage. En 1429, après le siège d'Orléans et la victoire de Patay, Jeanne d'Arc permet le couronnement de Charles VII, mais si l'impact sur le moral des combattants français est important, c'est surtout l'apparition des premières troupes nationales permanentes dont le financement repose sur une fiscalité modernisée, les compagnies d'ordonnance, qui assure le triomphe français. En effet, en 1445, Charles VII décide de réorganiser le corps des hommes d'armes. On forma 14 compagnies, composée des hommes les plus vaillants et les plus robustes. La compagnie de la Garde fut la 15e. Chacune de ces 15 compagnies était de 100 lances fournies et leur force totale était de 8 000 à 9 000 hommes, non compris de nombreux volontaires qui s'y adjoignaient en temps de guerre. Dès lors le ban et l'arrière-ban ne furent plus qu'une milice ordinaire, convoquée seulement lorsque la gendarmerie jointe à l'infanterie ne suffisaient pas aux besoins de la guerre. Le roi Charles VII dans son désir de devenir le créateur de l'armée Française ne se borna point à l'organisation de la cavalerie et recruta 4 000 archers à pied qui furent réunis en corps. Les chevaliers qui avaient perpétuellement méprisé cette troupe, ne fut formée que de mercenaires étrangers. Charles VII, afin d'élever les troupes à pied au rang qu'elle méritait, joignit à ses gardes du corps 25 craqueniers. Les craqueniers, qui étaient des soldats porteurs d'arbalètes, étaient souvent des Anglais ou des Allemands étaient commandés par le grand-maître des arbalétriers de France. Lorsque l'usage des arbalètes tomba en désuétude avec la découverte de la poudre, le grand-maître des arbalétriers de France devint le grand maître de l'artillerie de France16.

Article détaillé : Compagnie d'ordonnance.

Le développement de l'artillerie française participe aussi grandement aux victoires obtenues notamment aux batailles de Formigny et de Castillon27. Toutefois malgré tous les efforts du roi Charles VII de France, la science du génie militaire et de l'artillerie firent peu de progrès durant son règne. Les canons, d'un calibre énorme, étaient mal fondus, mal percés, manquaient de mobilité et ne présentait aucune sureté à ceux qui les tiraient et qui furent souvent les premières victimes de leurs explosions16.

En 1453, seul Calais reste encore une possession anglaise en France.

Articles connexes : Liste des batailles de la guerre de Cent Ans et Liste des sièges de la guerre de Cent Ans.

bien premier cours fini Devoir sur L'ancien Régime et prochain cours sur la renaissance

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